Bilan du schéma gérontologique

Tout d’abord, nous regrettons que le nouveau Schéma autonomie ne soit pas encore mis en discussion auprès des conseillers de notre groupe, alors qu’il devra entrer en vigueur en 2018.

Vous aviez pourtant présenté l’élaboration de ce nouveau schéma comme une démarche participative et en concertation. De ce point de vu, c’est un échec ! Comptez-vous nous présenter les contributions des partenaires du terrain ?

Je reviens au bilan du schéma gérontologique 2011-2017. Nous y relevons quelques points importants pour notre groupe de gauche :

D’énormes progrès restent à faire pour qu’un maximum de personnes âgées bénéficie de leurs droits. Nous devons mettre en place de nouvelles stratégies d’accompagnement pour y répondre. Certes, les outils numériques sont des vecteurs de nouvelles opportunités pour les citoyens, les territoires et les administrations, mais leur usage reste loin d’être maîtrisé par tous.

Je pense notamment à l’APA (l’Allocation personnalisée d'autonomie), où nous devons mieux informer et communiquer pour répondre aux attentes des personnes âgées. D’autant plus avec les avancées apportées par la loi ASV (La loi relative à l'adaptation de la société au vieillissement), qui renforce la prise en charge des personnes qui en ont le plus besoin.

Toujours sur la loi ASV, nous sommes de mauvais élèves en ce qui concerne l’aide au répit des aidants. L’enveloppe financière nous a été versée par l’Etat, mais les Morbihannais n’en bénéficient toujours pas.

Concernant les services d’aide à domicile, malgré les évolutions liées à la loi NOTRe en 2016, notre collectivité doit mettre le paquet sur le financement des actions de formation. En effet, parmi le personnel des services de soins et d’aide à domicile, il reste encore une personne sur deux non qualifiée. Nous devons atteindre 100% du personnel qualifié dans ce secteur.

Enfin, sur la politique en matière de logement, notre collectivité doit être le chef de file pour renforcer l’accessibilité au sein des habitations.

Vivre à domicile pour une personne dépendante, nécessite une réelle adaptation du logement et un travail complémentaire aves les professionnels. Inspirons nous des expériences qui fonctionnent, comme celle de Lanester avec ses logements « label senior ».

L’accessibilité des aînés d’aujourd’hui est celle des générations futures. Le retour sur investissement devrait nous animer pour une accessibilité universelle.

Karine RIGOLE

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