Discours de politique générale

Cette session va être l’occasion d’aborder notre Compte Administratif 2017. Cette clôture des comptes fait apparaitre un excédent global de 27 M d’euros et un bon taux de réalisation de nos investissements. On y reviendra au cours de nos travaux. Par ailleurs, ce CA confirme que nos finances sont saines et renforcent nos marges de manœuvre.

On peut utiliser ces moyens pour réduire notre endettement et ainsi renforcer nos capacités d’Investissement futures. C’est ce que vous faites. Nous avons inscrit 163 M d’investissement au BP 2018. Ensuite, les marges de manœuvre peuvent servir à nos dépenses de fonctionnement.

Ce sont des choix politiques. Les agents se sont vus attribuer une prime. Nous voulons y voir une marque de reconnaissance de leur professionnalisme. Nous avons des services d’une grande compétence et la lecture du Compte administratif, qui met en évidence un taux d’exécution très élevé de nos politiques, ils y ont grandement contribué. Nous y reviendrons lors du bordereau 7.

On peut en plus renforcer nos politiques sociales pour une meilleure qualité de services aux publics.

Sur cette logique, j’aborderai deux sujets.

Tout d’abord la situation des adultes handicapés et le besoin d’ouvrir de nouveaux foyers de vie. Le sujet avait fait l’unanimité » en Juin dernier. Unanimité en particulier d’un point de vue budgétaire, pour mettre les moyens nécessaires. Nous sommes maître d’ouvrage de cette politique en apportant des moyens. Ou en sommes-nous ? Quelle feuille de route pouvons-nous arrêter, de façon à renvoyer de premiers éléments de réponses aux familles concernées ?

L’autre sujet qui peut faire l’objet d’améliorations c’est celui de la dépendance. Nous avons longuement débattu du sujet lors du débat sur le schéma de l’autonomie. Ces dernières semaines se manifeste un mouvement de mécontentement au sein des EHPAD, posant la question des moyens alloués, du taux de prise en charge par résident. Force est de reconnaitre qu’il y a de très grosses disparités en France. Le Morbihan n’est pas dans les mauvaises élèves.

Cependant, les EHPAD publics sont très impactés par la réforme. Autant les EHPAD privés déficitaires peuvent répercuter sur les tarifs des résidents leurs difficultés. Autant, nous avons le devoir de soutenir les EHPAD publics qui, de par leurs tarifs modérés, garantissent l’accès à leurs structures des plus démunis en situation de dépendance. C’est aussi de l’aménagement du territoire, pour des structures en milieu rural.

Nous devons avoir une attention aux établissements en difficulté, avec la possibilité d’intervenir en cas de besoins.

On sait que pour tout personnel soignant, le bien être au travail se répercute immédiatement sur la relation au résident. Le public a évolué ; aujourd’hui, les personnes âgées sont maintenues plus longtemps à domicile, tant mieux, mais entrent en EHPAD en situations beaucoup plus lourdes de dépendance.

Ensuite, même si on ne peut pas ouvrir de nouvelles places, c’est l’ARS qui le décide, on peut contribuer à la qualité de services.

On propose deux pistes à explorer :

Les missions d’animation en EHPAD sont peu dotées, malgré un gros enjeu de vie sociale en structure. Comme le disent les personnels de santé, pour les personnes dans leur dernier cycle de vie, il faut se lever pour de bonnes raisons, être toiletté et s’entretenir pour de bonnes raisons. L’intervention des animateurs permet d’offrir du sens au quotidien, par des activités qui stimulent la mémoire, créent du lien social ; ils ont un impact sur la santé globale d’un senior. Moins de soins, moins de médicaments nécessaires. Et par conséquent, moins de pressions pour le personnel soignant.

L’autre axe de progrès, c’est l’intervention de psychologues. Là aussi, il y a des disparités. Au regard des dotations du Département ; la moyenne d’intervention est d’un jour par semaine. Les EHPAD ont le sentiment d’être sous dotés. Il y a partout un gros besoin que le personnel soignant ne peut assurer. Entrer en EHPAD, c’est faire le deuil d’une vie antérieure, d’un domicile, d’un voisinage. Les personnes sont désorientées, c’est source de mal être; de malaise également pour les familles qui culpabilisent. Le travail des psychologues est crucial. Y compris pour prévenir le suicide, on parle de syndrome de glissement.

Voilà deux pistes de réflexions, pour améliorer notre accompagnement des séniors et qui pourraient faire l’objet d’ajustements.

Laurent TONNERRE

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