Return to site

Discours de Politique générale - Laurent TONNERRE

Monsieur le Président, 

En écho à votre hommage aux victimes des attentats, bien évidemment, nous devons être dignes, pour l’ensemble des victimes, leurs familles, les personnes blessées d’une manière ou d’une autre par ces attaques aveugles et gratuites. La France est en guerre contre le terrorisme islamiste depuis de longues années, des terroristes, qui après la liberté d’opinion, viennent de s’attaquer à un autre aspect de notre société qui leur est insupportable : notre société du divertissement, de la convivialité, de l’épanouissement.

En cet instant grave, nous devons être forts, debout, unis face à ces tentatives d’instaurer la terreur dans notre pays et ailleurs, tout en exaltant le droit et la liberté.

Cette session s’ouvre dans un contexte où nous sommes toujours dans l’ajustement de nos politiques, conséquences de la loi NOTRe. Les choses se précisent même si l’élaboration de notre budget va se faire dans un contexte avec encore des incertitudes. Néanmoins, les grandes tendances sont assez claires. Le Conseil départemental a des finances saines, nous sommes peu endettés, notre capacité d’investissement reste forte et cette situation est précieuse dans le contexte actuel.

La politique de désendettement du pays amène des coupes sombres depuis longtemps pour les collectivités et pour l’année à venir, la baisse de 13 M€ de la DGF est brutale. Ici, comme dans nos municipalités, nous devons poursuivre la maîtrise de nos budgets de fonctionnement, pour ne pas nous mettre dans le rouge. Après, il faut aussi relativiser la situation d’aujourd’hui. La baisse des dotations de l’Etat va être compensée par la hausse des recettes des droits de mutations. Qui vont rapporter 15 M de plus au Conseil départemental. Nous allons économiser plusieurs millions d’euros que nous ne verserons plus aux Syndicats de l’Energie et de l’Eau. La hausse des prestations sociales que nous versons est, dans l’immédiat, largement compensée et d’ailleurs cette hausse n’est pas une fatalité.

Alors oui, nous sommes d’accord, il faut maîtriser nos budgets de fonctionnement.

Mais il faut aussi préparer l’avenir. Donner des signaux à l’opinion. Il est de tradition, à l’occasion de notre urbi orbi budgétaire de renvoyer une image de responsabilité. Mais nous devons aussi décrire des perspectives d’évolution, induire des motifs d’espoir.

On connaît l’opinion française, on sait l’importance de la psychologie collective. On est le pays le plus pessimiste au monde.

C’est pourquoi, on se doit d’être offensif, ambitieux, de préparer l’avenir.

Attention à ne pas rajouter à notre rigueur, la morosité. Dans un contexte de scepticisme général quant aux capacités réelles d’actions des politiques et qui font le jeu des extrêmes, à nous de faire déjouer le fatalisme. Sinon, on pourrait nous reprocher d’avoir des finances saines, mais pour quel résultat.

Un budget c’est un outil, au service d’une ambition. Notre ambition d’insertion en faveur des bénéficiaires du RSA plus on remettra à l’emploi ce public moins on paiera d’allocations. Nos dispositifs d’insertion sont des investissement aujourd’hui pour des économies de fonctionnement demain.

Un budget c’est un outil, au service d’une ambition.

Nos dispositifs d’insertion sont des investissements aujourd’hui pour des économies de fonctionnement demain.

A nous parallèlement de mobiliser les acteurs économiques. L’exemple probant du parrainage au Pays de Vannes peut très bien être généralisé à tout le Morbihan, à chacun d’entre nous de mobiliser dans nos cantons des entreprises qui souhaitent s’appuyer sur nos dispositifs pour leurs recrutements.

Après la conjoncture économique du pays est déterminante, espérer une reprise économique offensive sur la transition énergétique. On pourra y revenir dans le rapport sur le développement durable mais là aussi, les investissements de demain sont les économies de fonctionnement des années à venir. Et c’est de l’emploi.

Offensifs et ambitieux pour nos ports de plaisance, je pense que nous sommes entièrement d’accord.

Offensifs sur les aides aux agriculteurs, si finalement la loi le permet, gardons ce levier. Ces soutiens à l’activité économique en milieu rural sont précieux car c’est la vitalité de ces territoires qui est en jeu.

La candidature aux Jeux Olympiques pour les épreuves de voile, même si on est déçu, a permis de mettre en mouvement des acteurs, de révéler des forces, des axes de progrès. Il ne faut pas se brider.

Nous avons des politiques à assumer mais nous devons aussi pleinement exercer les compétences que la loi nous attribue.

Laurent TONNERRE

All Posts
×

Almost done…

We just sent you an email. Please click the link in the email to confirm your subscription!

OKSubscriptions powered by Strikingly