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Discours

de Politique générale

29 Sept. 2016

Laurent TONNERRE

 

 

Cette session s’ouvre, à quelques jours du congrès de l’ADF, dans un contexte d’inquiétude pour de nombreux Départements. C’est un débat que l’on a déjà abordé ici, le nombre d’allocataires du RSA ayant été croissant ces dernières années et donc des dépenses sociales en hausse, beaucoup de Départements craignent de ne pouvoir faire face financièrement à leurs obligations.

Ce n’est pas notre cas. Tant mieux. C’est une chance de pouvoir aborder sereinement cette rentrée. C’est le fruit d’une gestion saine et le fait d’être dans un Département présentant une dynamique fiscale et démographique. On pourra s’en rendre compte lors de l’examen de la DM en fin de session, avec plus de 17M de recettes nouvelles.

On en a parlé lors de l’examen du Compte Administratif, le Morbihan a bien négocié les différentes vagues de baisse des dotations de l’Etat, nous sommes à flot et on peut garder un cap ambitieux.

En tout cas notre situation financière ne peut en aucun cas justifier un nouveau tour de vis de dépenses de fonctionnement.

Un an après la Loi Notre, on peut constater que si elle a été préjudiciable en terme de compétences et de moyens d’actions pour notre territoire, elle nous est bénéfique financièrement.

En tout cas, nous continuons à affiner notre champ d’intervention ; c’est l’occasion de faire un point d’étape.

Nous avons le cœur de nos compétences « historiques » : les routes, les collèges, les solidarités humaines. Il faut garder sur ces sujets une feuille de route ambitieuse.

En particulier concernant notre ambition d’accès à l’emploi des allocataires du RSA, en se donnant les moyens d’inverser une tendance, plutôt que de subir des dépenses sociales. On note avec satisfaction la mise en place du parrainage sur le Pays de Lorient, dans la continuité de qui existe sur le Pays de Vannes. On peut d’ailleurs imaginer rapidement généraliser ce dispositif à l’ensemble du Département.

Ensuite, le Département intervient dans différents domaines avec plus ou moins de lisibilité. Souvent en complément de collectivité. On finance beaucoup de choses (PST, FID). Mais on entend « A quoi sert le Conseil Départemental aujourd’hui ? », ce qui est assez injuste.

On a besoin de rendre davantage lisibles nos interventions et d’y mettre du sens, dans cette mosaïque d’aides publiques.

Il faut tâcher de rappeler à tout moment la pertinence de l’échelon départemental.

Par exemple, pour le tourisme, les choses sont claires, on a le CDT qui a pour mission de promouvoir et de vendre la « Destination Morbihan » par des campagnes de promotion. Et parallèlement, nous avons des contrats d’attractivités touristiques, qui sont des dispositifs très intéressants pour chaque territoire.

Dans le domaine du sport et de la culture, les choses sont assez calibrées ; pour le sport, on subventionne les comités départementaux, le sport scolaire, le haut niveau. Pour la culture on a un schéma départemental.

Disons que nos financements participent au rayonnement du Morbihan.

Néanmoins, on peut questionner la lisibilité d’autres financements. Un projet d’intérêt départemental ? C’est quoi ? Quand des acteurs nous sollicite pour une éventuelle aide du Département, pour eux à chaque fois c’est d’intérêt départemental. Ça demande à être précisé. Ce qu’on prend, ce que l’on ne prend pas. Pour éviter aux personnes de rechercher la bonne case pour être subventionné.

Il faut davantage qualifier la notion de projet d’intérêt départemental, pour plus de clarté et d’équité territoriale.

Cela amène le sujet des projets structurants. On a les aides au titre des opérations spécifiques de développement de territoire. Qu’est ce que cela regroupe. Quels sont les critères ?

Après, au delà d’aider les collectivités, on peut initier des dynamiques.

On évoque régulièrement l’innovation indispensable pour les dispositifs d’insertion. Il n’y a pas qu’une seule réponse pour l’accès à l’emploi des plus fragiles, et il ne faut pas hésiter à expérimenter, à prendre des risques. A l’échelle locale, on est un laboratoire.

Pour le sport, j’avais évoqué l’ambition d’être un territoire emblématique en terme de plaisance et de pratique de la voile. On pourrait mettre en place un label en direction des clubs et de nos collèges ; cela au regard de nos atouts : les ports de plaisance, le plan d’eau morbihannais. Pourquoi pas une transat.

Enfin, pour finir, sur un tout autre sujet ; dans le cadre de la rentrée nous avons eu des bribes d’informations sur une réduction des effectifs des agents de maintenance des collèges. Est-ce que cela a été validé en Comité technique, comme nous n’y siégeons pas ? Si c’est le cas, sur quel objectif ?

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