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Emploi et Insertion - Gaëlle LE STRADIC

Monsieur le Président, chers collègues,

Le nombre de foyers allocataires du RSA ne cessent d’augmenter d’année en année tant au niveau morbihannais que français. En 2014, une progression de 13,2 % du financement du RSA était constatée par rapport à 2013. L’année 2015 ne déroge pas à cette tendance puisqu’au 1er trimestre une augmentation de 10,4% était recensée par rapport au 1er trimestre 2014, ramenant ainsi le Morbihan dans des moyennes proches du niveau national.

Nous constatons que l’impact de cette croissance des allocations versées entraîne une incertitude financière sur les équilibres budgétaires du Département.

Le contexte économique difficile que nous vivons engendre des répercussions sociales qui sont visibles par chacun de nous sur nos territoires et qui se traduisent aussi par cet ajustement des moyens financiers.

Nous ne devons jamais perdre de vue que derrière ces chiffres ce sont des personnes, des familles dont il est question. Que pour près de 18 000 foyers, le RSA  constitue un élément de survie au quotidien et qu’il est impensable d’en priver une partie de nos concitoyens les plus fragilisés.

Dans cet environnement, nous devons en tant qu’élus locaux être bien évidemment garant d’une bonne gestion des fonds publics. Je profite de ce bordereau pour attirer votre attention sur un point essentiel. La tentation pourrait être grande de réduire les moyens alloués à l’action sociale en matière d’insertion et emploi. Mais, ces moyens ne doivent pas être une variable d’ajustement.

En effet, le versement de l’allocation RSA sans un dispositif d’accompagnement des personnes ne résoudrait en rien leur situation : aucun travail sur les freins d’accès à l’emploi ne pouvant se faire.

Maintenir un accompagnement renforcé des personnes éloignées de l’emploi relève de choix politiques en termes de financement mais surtout d’une volonté politique d’assumer notre rôle de collectivité chef de file en matière d’action sociale.

Nous sommes prêts à nous impliquer dans une démarche ouverte et constructive pour bâtir des parcours d’insertion pertinents et efficaces avec l’ensemble des acteurs de ce secteur. Bien heureusement, le Département  possède déjà des actions en ce sens. Et il existe sur le territoire morbihannais des structures expérimentées, des acteurs volontaires et des personnels compétents – notamment les Conseiller en insertion sociale et professionnelle – prêts à œuvrer pour les personnes en grande fragilité.

A nous de les soutenir, de les aider à adapter leurs dispositifs au contexte économique en perpétuelle mutation, pour répondre aux besoins des personnes allocataires du RSA qui eux aussi changent (cf. jeunes diplômés ou jeunes « 2ème génération », chômeurs longue durée…).

Face à cette situation, l’immobilisme n’est pas permis : nous devons consolider les actions existantes et pertinentes mais aussi promouvoir des expérimentations territoriales. Je pense aux dispositifs « travail à l’heure », aux « maisons de l’insertion », à l’expérimentation « territoires zéro chômeur de longue durée » proposée par l’association ATD Quart-monde, des dispositifs existants dans d’autres départements. Il ne s’agit  pas de faire plus, mais de faire « encore mieux et différemment ».

Je ne doute pas de la volonté de chacun dans cette assemblée de participer à cette dynamique collaborative pour permettre à l’ensemble des morbihannais de vivre dignement et tout simplement de se sentir non pas exclu mais citoyen à part entière.

Je vous remercie.

Gaëlle LE STRADIC

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