Gestion de la Maison Départementale de l'Autonomie

Monsieur le président, chers collègues,

A propos des observations définitives de la Chambre Régionale des Comptes de Bretagne sur la vérification des comptes et l'examen de la gestion de la Maison Départementale de l’Autonomie (MDA), nous notons des avancées en Morbihan.

Cependant plusieurs éléments nous alertent.

Tout d’abord, les conseillers départementaux que nous sommes sont régulièrement confrontés à des parents qui sont désorientés et qui restent sans réponses concrètes. La MDA notifie une décision, mais elle ne suit pas l’application de la décision.

Pour les familles, la MDA est plus un problème qu’une solution, car elles n’ont pas l’impression d’avoir un soutien bienveillant et compréhensif.

Ce constat est souligné dans le rapport, je cite (page 51), il y « a une très faible connaissance de l’effectivité de ses décisions en matière de prestation et d’orientation ».

Cela fait des années que nous pointons cette problématique, de mémoire au moins depuis 2013 par la voix d’anciens conseillers départementaux de notre groupe.

Vous vous rassurez peut-être en vous disant que ce n’est pas toujours mieux chez nos voisins, mais sachez que pour les familles, c’est l’enfer.

La MDA doit être un véritable outil d’observation et d’analyse des besoins territoriaux. C’est essentiel pour anticiper les besoins et apporter des réponses adaptées.

Autre point inquiétant, que Gaëlle Le Stradic a souligné dans son discours liminaire, il y a de grandes différences entre le Morbihan et les autres Départements bretons. Par exemple concernant l’Allocation d'éducation de l'enfant handicapé (page 83). Comment expliquer la forte disparité avec les autres départements ? Comment pouvons faire autant avec 3 fois moins ?

Concernant, la Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH), qui se réunit une fois par mois, le rapport souligne l’assiduité des membres.

On nous demande de traiter des dossiers sur des situations diverses qui sont importantes, mais beaucoup souhaiteraient être également associés à certaines décisions relevant de cas plus complexes, plutôt que de réserver cela aux services et à une commission restreinte. Notre regard et celui des associations apporteraient une plus-value pour le traitement des dossiers des personnes handicapées. Qu’on ne soit une simple chambre d’enregistrement, comme la Chambre Régionale des Compte le souligne (page 51).

Ghislaine LANGLET

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