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Insertion et Emploi - Gaëlle LE STRADIC

Monsieur le Président, Chers Collègues,

Pour l’exercice 2016, la politique sectorielle « Insertion et Emploi » voit son budget évolué favorablement. Nous ne pouvons malheureusement pas nous réjouir de cette augmentation car elle est essentiellement le fruit de la progression du nombre d’allocataires RSA.

Même si la situation morbihannaise n’est pas aussi préoccupante que celles d’autres départements, nous devons faire face à une augmentation des dépenses sociales. Nous ne devons pas voir cette hausse comme une fatalité. Ne nous résignons pas ! Le Morbihan a nombre d’atouts qu’il nous faut mobiliser.

Le nombre d’allocataires, certes en hausse, reste dans la moyenne nationale. Le contexte économique bien que fragile présente des signes encourageants de reprise selon les derniers chiffres de l’INSEE.

La volonté d’impliquer les allocataires dans un dispositif « donnant-donnant » avec des droits et des obligations. La politique de lutte contre la fraude va dans le bon sens mais ne doit pas concentrer toutes les énergies.

La boîte à outils qu’est le PDI (programme départemental d'insertion) doit être consolidée : l’accompagnement individuel des allocataires renforcé, les dispositifs existants interrogés pour améliorer leur pertinence, les passerelles (ex : entre atelier et chantiers d’insertion, chantier et milieu de l’entreprise). Construire des parcours cohérents et fluides doit être notre préoccupation.

J’ai pu constater lors des CAO que dans nombre de nos marchés publics existaient des clauses d’insertion. Continuons cette dynamique en se souciant du public visé, des impacts et suites de parcours que cela génère. Réfléchissons à d’autres critères pour ces clauses si nécessaire.

La mobilisation du FSE doit permettre de cofinancer des projets dans de multiples directions, d’explorer des pistes nouvelles.

Le contexte économique et la baisse des dotations de l’Etat engendrent une gestion rigoureuse. La lucidité ne doit pas entraîner la morosité ! Cela ne doit pas nous empêcher d’être ambitieux en matière d’insertion.

Nous aurions aimé que cela figure dans vos priorités budgétaires. Les équipements sont certes importants mais Investir dans l’humain nous parait essentiel.

Le Département ne doit pas se résigner simplement à accomplir ces missions légales mais doit assurément aller plus loin. Jouons pleinement notre rôle de chef de file des solidarités.

La gestion financière saine du Département doit nous servir de tremplin, de ressort pour impulser de nouvelles initiatives. 

Appuyons-nous sur des alternatives en matière de développement durable, sur l’ESS qui permet de générer de la richesse autrement.

Accompagnons les acteurs :

Misons sur le permis de conduire (par exemple la nouvelle autoécole solidaire à Pontivy). Le permis est un des premiers leviers de l’insertion, construisons des dispositifs donnant donnant qui responsabilisent les allocataires.

Développons les réseaux d’entreprise (initiative au pays de Vannes sous forme de parrainage, transposons sur d’autres territoires)

Soutenons le réseau associatif pas uniquement dans le social mais dans divers domaines car facteur essentiel de cohésion sociale (surtout dans la période !)

Faisons du Morbihan une terre d’innovation sociale. Soyons partants pour expérimenter des dispositifs (ce fut le cas pour l’expérimentation jeunesse, ça aurait pu être le cas avec le dispositif « territoire zéro chômeur de longue durée » comme proposé par mes prédécesseurs)

Appuyons-nous sur des alternatives en matière de développement durable, sur l’ESS qui permet de générer de la richesse autrement.

Ne soyons pas frileux, osons 

Les investissements ainsi réalisés dans le capital humain, dans les services seront un jour déductible des charges sociales qui pèsent sur le Département. Tel doit être l’objectif ! Nous prendrons notre part de responsabilité en proposant une dynamique volontariste et en étant force de proposition.

Emettons un message de soutien et d’optimisme pour les acteurs de l’insertion, personnels du Département, institutions et partenaires, associations conventionnées et surtout des allocataires ! Mutualisons nos forces.

Ne nous replions pas sur les dispositifs existants, imaginons !

Ne soyons pas frileux, osons !

Je vous remercie.

Gaëlle LE STRADIC

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