Politique en faveur des personnes âgées : soutenons les domiciles partagés

Monsieur le Président, chers collègues,

 

Je profite une fois de plus de ce thème de la politique en faveur des personnes âgées pour évoquer, et je suppose que vous vous y attendiez, le sujet des domiciles partagés. Désolé de vous le remettre à nouveau au menu, mais il s’agit en effet d’un sujet qui nous reviendra régulièrement tant qu’on n’aura pas apporté, collectivement, d’amélioration pertinente à la situation actuelle.

De nouvelles équipes municipales ont été élues au printemps dernier et ont donc repris le dossier des domiciles partagés. Nous nous faisons, avec ma collègue Ghislaine Langlet, à nouveau les porte-paroles d’une demande pressante de nombreux élus de notre secteur de retravailler ce dossier afin d’aboutir à une meilleure régulation des aides qui permettrait de pérenniser ce système innovant, également sur nos territoires ruraux.

 

Je rappelle qu’une première réunion technique avait eu lieu il y a un an avec le vice-président Jean-Rémi Kervarrec, délégué aux personnes âgées, le directeur de l’autonomie de la DDISS, le CLARPA et moi-même. Nous avions à cette occasion présenté une analyse comparative approfondie réalisée par le nouveau directeur du CLARPA sur la situation de l’ensemble des 48 domiciles partagés du Département.

 

Ce travail avait permis de donner une vision d’ensemble du dispositif des domiciles partagés qui prend en charge sur notre département 400 résidents pour 350 emplois, soit l’équivalent de 5 EHPAD. Le paradoxe est que globalement le taux d’occupation est plus élevé dans les domiciles partagés que dans les EHPAD. Ce qui est une bonne nouvelle.

Au passage, cela nous permet aussi de rappeler le rôle essentiel joué par ces structures sur le Morbihan qui manque d’environ 300 places en EHPAD. Sans les Domiciles partagés, il manqueraient donc près de 700 places.

 

Mais cette présentation globale a aussi mis en évidence un déséquilibre budgétaire nord-sud des structures avec des déficits occasionnels plus fréquents au nord et à l’inverse des excédents au sud. Comme je l’avais souligné précédemment, les régulations liées aux vacances de places se font plus naturellement dans des grandes structures. Les domiciles partagés, plus disséminés sur les territoires, nécessiteraient qu’on réfléchisse à un dispositif global de régulation financière des aides. A coût constant, des solutions existent, faut-il se donner les moyens de les mettre en œuvre. Une innovation ne s’arrête pas le jour de sa mise en place. Elle se doit d’être accompagnée jusque dans son fonctionnement afin de la pérenniser.

 

Nous avions convenu d’attendre la mise en place des nouvelles équipes municipales pour poursuivre le travail prospectif engagé avec le vice-président délégué aux personnes âgées et le directeur de l’autonomie. Nous y sommes, et nous sommes prêts à remettre l’ouvrage sur le métier.

 

Je vous remercie.

Christian DERRIEN

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