Return to site

Ressources Humaines

/ Gaëlle LE STRADIC

Monsieur le Président, Chers Collègues,

Dans votre édito, vous stipulez clairement que la rigueur de gestion doit se poursuivre, que la masse salariale doit impérativement baisser et que des décisions d’organisation interne le permettent.

Quelles perspectives réjouissantes !!! est ce inévitable ? est ce la seule voie envisageable ?

Au 31 décembre 2015, le Conseil départemental du Morbihan employait 2 400 agents, auxquels il faut rajouter un peu plus de 400 assistants familiaux. Les enjeux liés à la gestion du personnel sont donc importants.

Nous faisons le constat d’une détérioration du climat social au sein du Département. Le mouvement du personnel de notre collectivité à l’appel de l’intersyndicale FO/CGT/CFDT doit nous interpeller. Nous ne sommes pas le porte parole des syndicats, je leur laisserai la liberté d’exposer leurs revendications.

Apprendre à faire différemment, revisiter les pratiques. Evidemment.

Mais pas à n’importe quel prix. Et pour trouver d’autres solutions il faut se mettre autour d’une table, dialoguer. C’est un pilier de la démocratie, non ?

Mais quelle voie avez-vous choisi ? par autorité ? ou par la concertation ?

Nous vous proposons d’apaiser le climat social. Les équipes sont en souffrance. Il faut y remédier.

Par le dialogue. Je ne vous parle pas d’un dialogue de gestion évoqué dans ce document mais un réel dialogue constructif, respectueux :

  • Entre votre majorité et les représentants syndicaux, y-a-t-il eu une rencontre depuis le début de la mandature ? si ce n’est pas encore fait, pouvez vous l’organiser ?
  • Entre des élus minoritaires et l’institution, nous ne sommes même pas présents dans certaines instances paritaires. Pourquoi ?
  • Entre une hiérarchie et des agents qui apprennent brutalement des réorganisations internes, mettant en difficulté des équipes et donc fragilisant le service aux morbihannais.

A côté des méthodes que nous déplorons, il y a les motivations.

La véritable question à se poser est telle réellement celle du nombre de fonctionnaires ? ne serait ce pas celle de la qualité du service public ?

Lorsqu’une réorganisation interne diminue de moitié les personnels psychologues, essentiels au bon fonctionnement du service d’aide sociale à l’enfance, on passe de 8 psychologues (c’était déjà peu) à 4, peut-on réellement apporter la même qualité de prise en charge de ces enfants en difficulté ? Ce soutien psychologique, réaffirmé dans la loi de 2016 de la protection de l’enfance, n’est pas seulement utile pour les orientations des enfants mais aussi pour les équipes ou les assistants familiaux. Ils pourront faire appel à des psychologues extérieurs. Quel intérêt ? c’est moins cher ? la prise en charge est-elle similaire ? d’autres services auraient pu bénéficier de ces compétences : le service social, la PMI…. on aurait donc pu mutualiser ?

La politique de gestion des ressources humaines n’affiche pas un aussi beau bilan que les comptes du département : peu de dialogue, peu de transparence.

Une bonne santé financière au dépend des agents et de la qualité du service public ? non merci.

Prenez des initiatives fortes pour rétablir les conditions d’un dialogue social convenable.

All Posts
×

Almost done…

We just sent you an email. Please click the link in the email to confirm your subscription!

OKSubscriptions powered by Strikingly