Soutien aux associations intervenants à domicile

Monsieur Le Président, chers collègues,

 

Je reviens sur un sujet déjà évoqué en fin d’année dernière. La situation financière inquiétante de plusieurs associations d’intervenants à domicile.

Les tarifs horaires autorisés ne permettent pas, pour la plupart d’entre-elles de couvrir leurs charges.

Notre assemblée fixe aujourd’hui les taux d’objectif annuel d’évolution des dépenses des services tarifés pour 2019. C’est un fait, le pourcentage d’augmentation de tarif autorisé, le même pour tous (jusque-là). 0% en 2017, 1% en 2018, 0,5% proposé pour 2019.

Avec ce système, celles qui avaient un tarif historiquement bas (en fait celles qui géraient le mieux) conserve un tarif bas parfois très inférieur à celui d’autres associations, trop bas pour équilibrer les comptes.

Un réel progrès a cependant été constaté cette année avec la possibilité pour les moins bien dotées d’être entendues par les services du Département et d’obtenir un tarif supérieur.

Et nous pouvons lire dans ce bordereau que cet objectif annuel ne s’applique pas à la tarification individuelle de chacun des établissements mais à la masse totale annuelle des dépenses tarifées. Tout cela va dans le bon sens. Mais les tarifs restent trop bas pour atteindre l’équilibre financier.

 

La prise en compte des temps de déplacement ainsi que des frais kilométriques associés sont aussi à regarder avec attention. Ces frais sont intégrés dans les tarifs mais sans distinction de situations géographiques. Et pourtant ils sont évidemment plus importants dans les secteurs ruraux (plus de temps sur la route, plus de frais kilométriques).

Tous les intervenants à domicile doivent avoir un gilet jaune sur leur tableau de bord car le tarif de remboursement des frais kilométriques est fixé pour l’année et n’évolue pas en fonction du prix du carburant. Il est anormal de constater que les frais liés à leur activité professionnelle ne sont pas toujours intégralement remboursés, faute de moyens financiers.

 

Il est important de bien analyser la situation de chaque association, toutes celles que je connais sont dans le rouge.Il faut les accompagner pour éviter la cessation d’activité. Ces structures réparties sur tout le territoire, sont indispensables au maintien dans leur habitation des personnes âgées.

C’est important pour les familles, d’autant plus qu’il n’y a plus d’ouverture de places dans les établissements spécialisés. Ce manque de places en EHPAD accentue les difficultés de ces associations qui doivent intervenir jusqu’à 5 fois par jour au domicile de personnes très dépendantes qui attendent une place en établissement. Des interventions courtes mais nombreuses et génératrices de déplacements couteux.

 

Je vous remercie.

Guénaël ROBIN

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