Handicap : il y a urgence !

Monsieur le président, chers collègues,

En préambule, je souhaitais faire un petit clin d’œil aux collégiens de Guidel en venant aujourd’hui avec des chaussures différentes pour m’associer à l’action qu’ils ont menée le 24 mars en soutien d’une de leur camarade en situation de handicap et montrer ainsi qu’avec cette différence, on marche aussi bien.

Un petit paragraphe également pour dire que nous n’évoquons quasiment jamais le sujet de l’aide au répit, qui pourtant est essentielle et indispensable aux aidants, qui sont très souvent les parents.

Être aidant, quel que soit son âge, demande une attention quotidienne, sans pause, c’est épuisant physiquement et moralement, et cela 365 jours par an.

Cet enjeu est inscrit dans le schéma de l’autonomie, mais qu’en est-il concrètement aujourd’hui ? Comment contribuons-nous à faire vivre cette avancée de la loi ASV avec une possibilité d’aide de 500 € par an ?

Maintenant, venons-en au sujet. Ce rapport sent bon la fin du mandat et l’arrivée des prochaines échéances électorales. Ce n’est pas un reproche, parce que ce qui compte au final, c’est la prise à bras le corps des enjeux. On peut se dire que dans ce rapport, beaucoup des sujets que nous portons depuis 2015 ont été entendus et pris en compte.

Nous reconnaissons qu’en matière de handicap, il y a des avancées depuis le début du mandat. Malgré tout, et malgré les paroles, notre collectivité prend du retard dans cette course contre la montre. C’est notamment le cas pour les amendements Creton (rappel : il s’agit de jeunes adultes ayant atteint l’âge limite, soit 20 ans, qui devraient quitter l’IME, mais qui y reste en attente d’une place en structure pour adultes).

Un exemple d’une jeune fille âgée de 14 ans en 2015 (début de mandat), faute de place en foyers de vie, elle bloque aujourd’hui la place pour un jeune de 8 ans, qui ne rentrera pas en IME. Des cas comme celui-là, il y en a plus de cent. La situation est parfois préoccupante pour les familles.

Aussi, ayons bien en tête qu’il arrive chaque jour de nouveaux jeunes de 20 ans en situation « d’amendements Creton », notre raisonnement doit donc intégrer cette dynamique qui nécessite une réactualisation constante.

En 6 ans, vous n’avez pas fait d’appel à projet pour la création de nouveaux foyers de vie, notamment sur la région de Lorient, qui en a besoin. Vous avez uniquement créé des extensions non importantes, et ce n’est pas faute de l’avoir répété très régulièrement.

Dans un Département qui n’est pas aux abois financièrement, cela n’est pas compréhensible. Ce qui a été fait, c’est déjà ça, mais c’est très homéopathique.

Je vous secoue, mais comprenez que la situation est très urgente.

Je vous remercie.

Ghislaine LANGLET

Tous Les Articles
×

Vous y êtes presque...

Nous venons de vous envoyer un e-mail. Veuillez cliquer sur le lien contenu dans l'e-mail pour confirmer votre abonnement !

OK