Préparons l’avenir des jeunes protégés

Monsieur le président, chers collègues,

Dans l’actualité récente, la Cour des comptes a publié un rapport sur la protection de l'enfance et formulé dix recommandations.

C’est un travail de qualité, qui approfondi notre regard sur le sujet, mais le contenu n’est pas vraiment une surprise.

Sur le constat, il nous est notamment rappelé la complexité de l’organisation, héritée de l’histoire, qui aboutit je cite : à des « délais de traitement des informations préoccupantes, délais internes aux juridictions, délais d'exécution des décisions de justice, délais pour trouver une orientation durable après un accueil d'urgence, etc. qui peuvent nuire gravement à l'enfant ».

Le rapport souligne le manque de mesures de soutien à la parentalité. Aussi, le rapport estime que « l'avenir des enfants protégés doit également être mieux préparé ».

Je ne vais pas tout passer en revue, je relèverai deux autres points, les inégalités de traitement entre les territoires avec des choix d'organisation différents des Départements en matière d'ASE, « très hétérogènes et rarement fondés sur l'analyse des besoins ». Enfin, on parle des défaillances liées à un pilotage complexe, en visant l’État, mais aussi les Départements, en parlant d’une « insuffisante coordination des acteurs ».

Concernant, les propositions de la Cour des comptes, elles sont intéressantes, mais nous considérons qu’elles ne sont pas assez fortes pour provoquer des changements structurels.

Cependant, venons-en au Morbihan, nous observons que plusieurs éléments du rapport rejoignent la situation de notre département, que nous avons déjà été amenés à décrire. Certaines propositions de la Cour des comptes seraient intéressantes à appliquer, notamment, l’idée de « préparer l’avenir des jeunes protégés en organisant un entretien systématique avant 16 ans, en favorisant les parcours de formation et d’insertion au-delà de 18 ans et en accompagnant si besoin leurs projets au-delà de 21 ans, et assurer un suivi exhaustif de leur devenir postérieurement à la prise en charge ».

Voilà pour ce rapport, qui a fait l’actualité.

Aujourd’hui, une partie des orientations que nous avions formulées le mois dernier figurent dans le bordereau, mais nous nous abstiendrons, car sur l’enjeu important de la construction et création de places d’accueil, nous considérons que le Conseil départemental n’est pas totalement au rendez-vous.

Ghislaine LANGLET

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